Jean Claude Guichard Informatique
Bonne Année 2026 !
Fin des mises à jour de sécutité windows 10 : FINWIN10
Test intégrité du PC pour win 11 : TESTPC
La maintenance informatique est une composante essentielle pour assurer le bon fonctionnement d'un ensemble informatique. Elle englobe l'ensemble des actions et des tâches nécessaires pour garantir la performance, la disponibilité et la sécurité des systèmes, des logiciels et du matériel informatique.
La maintenance préventive vise à prévenir les problèmes et les pannes avant qu'ils ne se produisent. Elle consiste en des activités régulières et planifiées telles que la vérification de l'état des équipements, la mise à jour des logiciels, la sauvegarde des données, le nettoyage des composants matériels, l'optimisation des performances, etc. L'objectif de la maintenance préventive est de réduire les risques de dysfonctionnement, d'assurer la stabilité du système et d'améliorer la durée de vie des équipements.
En revanche, la maintenance curative intervient lorsqu'un incident ou une panne se produit. Elle implique la détection, le diagnostic et la résolution des problèmes informatiques. Les techniciens de maintenance sont chargés de localiser la source du problème, de le réparer ou de le remplacer si nécessaire. La maintenance curative peut inclure des activités telles que le dépannage matériel, la réparation des logiciels, la récupération des données, la restauration des systèmes, etc. L'objectif de la maintenance curative est de rétablir rapidement le fonctionnement normal du système après une panne ou un dysfonctionnement.
En combinant la maintenance préventive et la maintenance curative, les entreprises peuvent assurer une gestion proactive de leurs ressources informatiques. La maintenance préventive permet de minimiser les interruptions de service et d'optimiser les performances, tandis que la maintenance curative intervient pour résoudre les problèmes imprévus de manière efficace et rapide.
Il est essentiel d'accorder une attention particulière à la maintenance informatique, car elle contribue à garantir la continuité des activités, la sécurité des données et la productivité des utilisateurs. En investissant dans des pratiques de maintenance appropriées, cela maximise l'efficacité de leurs infrastructures informatiques et minimiser les coûts liés aux pannes et aux interruptions de service. (AMIS DE LA TERRE - surproduction point numéro 3)
L'ère numérique, traditionnellement perçue comme un changement sociétal et économique, révèle aujourd'hui des implications beaucoup plus fondamentales, touchant à l'essence même de l'être humain. La convergence exponentielle de l'intelligence artificielle (IA), des neurosciences (BCI) et de la biotechnologie (génétique) ne se contente plus d'améliorer les outils ou les processus ; elle est en passe de modifier la nature biologique et cognitive de l'humanité, poussant la condition humaine vers un état potentiellement irréversible.
Ce rapport s'adresse aux décideurs stratégiques et aux régulateurs, analysant cette transition à travers le prisme de la transformation de la pensée et de la modification biologique du corps. L'analyse démontre que l'irréversibilité est déjà enclenchée par la neuroplasticité induite par le numérique et est amplifiée par les technologies de pointe qui menacent directement l'intégrité mentale, le libre arbitre et l'égalité sociale. Une cartographie technique rigoureuse et une évaluation des cadres éthiques et juridiques émergents sont nécessaires pour répondre à cette crise anthropologique.
Avant même l'implantation de dispositifs physiques, l'environnement numérique lui-même exerce une pression sélective sur le cerveau humain, induisant des modifications fonctionnelles durables qui constituent la première phase du changement irréversible.
L'usage massif des écrans et des plateformes numériques affecte de manière documentée la cognition, l'attention et la mémoire, notamment chez les jeunes de niveau post-secondaire.1 Ces effets ne sont pas de simples perturbations transitoires du comportement, mais correspondent à des processus biologiques tangibles au niveau cérébral.
Les études suggèrent qu'apprendre à utiliser de nouveaux outils numériques induit nécessairement des modifications durables de l'architecture fonctionnelle du cerveau (neuroplasticité).3 Ce changement structurel peut s'étendre du court au long terme, impliquant la production de molécules spécifiques qui altèrent de manière durable la capacité de réponse des synapses, mécanisme fondamental de la formation de la mémoire et de l'apprentissage.3 L'adaptation neurologique à la culture de l'attention fragmentée exigée par le numérique standardise et potentiellement restreint la cognition. La modification des capacités synaptiques, essentielle à la mémoire et à l'apprentissage, signifie que le passage d'un état cognitif pré-numérique à un état numériquement adapté est structurellement irréversible sans ré-entraînement intensif, redéfinissant ainsi la cognition humaine de base.
Un impact neurologique bien établi, même parmi les analyses qui minimisent les risques généraux de santé publique, est l'interférence de la lumière artificielle intense émise par les écrans avec la qualité du sommeil.4 Or, le sommeil est essentiel aux apprentissages et au neurodéveloppement. Si les effets négatifs globaux des écrans sont souvent jugés faibles dans la majorité des cas 4, la nécessité de couper les écrans une à deux heures avant le coucher reste un impératif biologique face à une technologie qui perturbe un pilier du fonctionnement cérébral.
La technologie numérique, en particulier l'intelligence artificielle, est de plus en plus intégrée dans les processus décisionnels, y compris au niveau des pouvoirs publics, comme en témoignent les directives sur la prise de décisions automatisée.5 Cette intégration soulève des questions profondes sur l'autonomie et la manipulation.
L'émergence de l'IA émotionnelle (E-AI) représente un défi particulier. Ces systèmes peuvent apprendre et s'adapter, affinant leurs réponses émotionnelles pour imiter l'empathie, par exemple en offrant des paroles rassurantes à un client frustré.7 Cependant, l'efficacité de ces systèmes dépend des données sur lesquelles ils sont entraînés, les rendant susceptibles aux biais.7 Le risque le plus important est celui de l'exploitation de ces informations émotionnelles sensibles (tonalités vocales, expressions faciales) pour manipuler les décisions des utilisateurs, notamment pour pousser à l'achat ou influencer des actions servant les objectifs de l'entreprise plutôt que les intérêts de l'utilisateur.7
L'imitation de l'empathie par l'IA transforme une qualité humaine fondamentale en une interface de contrôle. En accédant à la sphère des motivations intrinsèques pour optimiser l'humain à des fins marchandes, cette technologie mine la confiance et menace l'autonomie. Pour contrer ce risque, les organisations doivent établir une transparence claire concernant l'interaction avec l'IA et mettre en place des mesures strictes pour protéger les données émotionnelles.7 L'alignement de l'IA sur des valeurs humaines explicites demeure un problème complexe à résoudre.9
Les plateformes immersives, telles que le Métavers, sont définies comme des espaces communautaires où les utilisateurs interagissent simultanément via des avatars.10 Ces infrastructures reposent sur des systèmes complexes de simulation physique, de gestion de l'identité en ligne et de transactions financières.10
Parallèlement, l'innovation technologique permet de repenser les structures de gouvernance à travers les Organisations Autonomes Décentralisées (DAO). Ces structures régulées par des algorithmes préprogrammés, basées sur des smart contracts inscrits dans la blockchain, visent une gouvernance collaborative par consensus traçable.11 Bien que s'inspirant des modèles coopératifs et démocratiques, les DAO marquent une différence structurante en conférant la primauté au code sur le droit et les institutions humaines traditionnelles.
Cette modélisation des structures sociales s'accompagne de risques. Les espaces sociaux de réalité virtuelle non modérés sont associés à l'exploitation et aux abus, notamment pour les jeunes utilisateurs non accompagnés.12 Plus fondamentalement, si la gouvernance et les structures sociales migrent vers des environnements définis par la logique algorithmique des DAO, les individus sont contraints d'agir selon une sémantique calculable. Cela modélise les structures de pensée collective. L'irréversibilité réside dans la primauté du code qui régule la vie sociale et politique, rendant la pensée critique traditionnelle difficile à exercer en dehors de ce cadre technologique.
Le projet de modification biologique de l'être humain n'est pas né des avancées génétiques récentes, mais d'un changement ontologique initié par la cybernétique, qui a réduit l'humain à une entité informationnelle.
L'émergence de la figure du "nouvel homme" envisagée par les courants transhumanistes n'aurait pas été possible sans la pensée cybernétique, dont Norbert Wiener est le fondateur.13 La cybernétique a rendu l'approche techno-scientifique de l'humain concevable en le présentant comme une somme d'informations susceptibles d'être facilement modifiées et manipulées.13
Cette nouvelle ontologie réduit l'individu à l'information et à la communication, créant l'image de l'homme "sans intérieur".13 Bien que Wiener ait initialement visé l'autonomie des individus par une communication sans frontières, son héritage paradoxal a conduit à ce que les individus soient gouvernés par un "savoir algorithmique" qui excelle à prédire leurs actions.13
Les algorithmes, considérés comme plus rationnels, sont les instruments clés de cette modélisation. Ils standardisent les comportements et sont également associés à des phénomènes d'addiction.13 L'irréversibilité philosophique réside dans l'aliénation causée par ce savoir prédictif. L'humain se désengage de l'action intentionnelle au profit de la commodité offerte par la machine.14 Le libre arbitre n'est plus qu'une illusion statistique, l'être humain cessant d'être l'acteur principal pour devenir un simple sujet d'optimisation par des systèmes automatisés.
Le Transhumanisme, souvent considéré comme un courant du "Posthumanisme technoscientifique" 13, offre l'espoir de vaincre la mort en modifiant le corps par la technoscience.13 Il vise la création d'un "ultra-humain" ou d'un "néo-humain" 13, le corps étant perçu, dans la théorie posthumaine, comme une simple "prothèse" et la matérialité biologique comme un "accident" à dépasser.13
Le cyborgisme est passé du domaine de la science-fiction à la réalité clinique et commerciale. Les prothèses bioniques modernes, développées par des entreprises telles qu'Össur et Open Bionics, ne remplacent pas seulement un membre manquant, mais offrent des performances accrues, permettant, par exemple, de courir plus vite.15 L'avenir de la bionique promet l'amélioration humaine via des super-sens, la super-intelligence, le cyborgisme et le posthumanisme.16
Ce projet est cependant facilement exploité par le néolibéralisme, qui encourage la performance et la compétitivité (par l'usage de psychotropes ou de la chirurgie esthétique permanente).13 Cette course à l'augmentation des capacités institutionnalise la performance comme critère anthropologique majeur, créant un marché de l'amélioration irréversiblement lié à la logique économique. L'irréversibilité sociale se manifeste ici : cette logique de « maîtrise prométhéenne du vivant » 17 risque d'aggraver le chômage, car les améliorations artificielles rendraient de nombreux métiers obsolètes, creusant les inégalités en réservant ces technologies aux plus fortunés.17 Si le corps est réductible à une prothèse, il est soumis aux lois du marché de l'optimisation.
Le point de basculement vers un changement biologique irréversible est atteint par la convergence des technologies qui opèrent une modification directe du cerveau et du patrimoine génétique.
Les Interfaces Cerveau-Machine (ICM) ou Interfaces Neuronales Directes (BCI, Brain-Computer Interface) connectent directement le cerveau humain à des dispositifs numériques.18 Grâce aux progrès rapides, ces neurotechnologies sont de plus en plus efficaces.20 Des acteurs majeurs tels que Neuralink, Blackrock Neurotech et Synchron sont à la pointe du développement de ces technologies, visant initialement des applications médicales (stimulation cérébrale profonde pour l'Alzheimer ou les troubles psychiques).15
L'enjeu existentiel des ICM réside dans leur capacité à accéder aux processus neuronaux qui sous-tendent la pensée consciente. Cet accès atteint un niveau du soi qui ne peut être ni filtré ni dissimulé, menaçant de subvertir le libre arbitre et de porter atteinte au dernier refuge de la liberté : la pensée.20 L'ICM transforme la pensée interne en une donnée externe potentiellement traçable, exploitable et modifiable.
La question n'est pas seulement technique, mais éthique et légale : une entreprise pourrait-elle avoir le droit d'accéder à ces informations pour, par exemple, ajuster la charge de travail d'un employé en fonction de ses données individuelles?.19 Face à ces technologies qui évoluent rapidement et qui ont atteint un point de non-retour 25, il est impératif que l'encadrement légal suive avec une extrême précaution.19 Si la loi ne parvient pas à encadrer strictement l'accès aux données neuronales, l'intégrité mentale risque d'être irréversiblement compromise.
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Type de BCI / Application |
Objectif Principal |
Niveau d'Invasivité |
Acteurs Clés |
Risque Éthique Central (Irreversible) |
Sources |
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BCI Non-Invasif (EEG, VR) |
Interaction, Surveillance Cognitive (ex: Métavers) |
Faible |
Plateformes numériques, recherche en IA |
Captation massive et exploitation des données cognitives/émotionnelles. Manipulation comportementale. |
7 |
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BCI Thérapeutique (Stimulation Profonde) |
Restauration de fonctions (Parkinson, Dépression) |
Modéré à Élevé |
Acteurs médicaux, recherche académique |
Effets secondaires sur l'identité/personnalité; dépendance au système. |
21 |
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BCI Invasif (Implants Corticaux, NPU) |
Amélioration cognitive/sensorielle, Contrôle de dispositifs |
Élevé |
Neuralink, Blackrock Neurotech, Synchron |
Subversion du libre arbitre, diminution de la responsabilité morale, violation de la vie privée mentale. |
15 |
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Génomique Assistée par IA |
Production d'embryons, Modification de la lignée germinale |
Critique/Biologique |
Recherche fondamentale, Robotique IA |
Création de castes biologiques (inégalité d'accès/fortune), perte de l'enracinement biologique. |
17 |
L'avancée la plus critique en matière d'irréversibilité biologique concerne la génomique. La faisabilité de la modification du génome a été démontrée par l'utilisation d'un robot doté d'une intelligence artificielle capable de suivre le développement d'embryons in vitro (animaux pour le moment, selon une étude chinoise).17
Ces implications ouvrent la voie à la « production » d’embryons en laboratoire avec une assistance humaine minimale, voire inexistante.17 L'utilisation de l'IA pour l'embryogenèse établit un précédent technique pour l'automatisation et la désacralisation potentielle de la reproduction humaine. Ce changement est la modification biologique la plus irréversible, car elle affecte le patrimoine génétique héréditaire (lignée germinale).
Cette technologie est intrinsèquement liée à une logique de "maîtrise prométhéenne" du vivant, niant l'enracinement biologique des sociétés.17 Si la reproduction devient un processus de production optimisé par l'IA, les questions éthiques se transforment en questions d'ingénierie. Il est hautement probable que ces technologies génétiques soient réservées aux personnes les plus fortunées, ce qui mènerait à la création d'une inégalité biologique profonde et irréversible, fondée sur la richesse économique.17
Des futurologues comme Ray Kurzweil prédisent une Singularité technologique, un point hypothétique où la croissance technologique devient incontrôlable et irréversible, principalement par la convergence de l'IA, de la nanotechnologie et de la génétique.26 Certains estiment que l'IA a déjà atteint un "point de non-retour".25
Cette vision optimiste doit être confrontée à la critique philosophique qui met en garde contre la transformation irréversible de la nature de l'humain.14 Les philosophes classiques de la technologie (Ellul, Arendt, Mumford) alertent sur le pessimisme entourant la technologie qui "est cause de transformation de la nature de manière irréversible".14
L'enjeu crucial n'est pas la simple performance de l'IA, mais l'acceptation sociétale de la délégation totale de la responsabilité et de l'évolution à l'outil technique.28 L'irréversibilité se produit lorsque l'humain préfère le confort des systèmes autonomes (les automates) à l'effort de l'action intentionnelle.14 En transférant l'évolution du biologique/social vers le technologique/algorithmique, l'humanité perd la maîtrise de sa propre trajectoire évolutive.
La convergence bio-numérique remet en cause les piliers de l'identité, de l'égalité et de la justice, exigeant une refonte du cadre normatif.
L'accès aux processus décisionnels et la fusion de l'expérience neurologique et sensorielle numérique sont susceptibles de diminuer l'identité individuelle, la liberté d'action et la responsabilité morale.20 Le défi juridique est de distinguer l'action véritablement libre d'une suggestion numérique ou d'une modification induite par une ICM.
Si le libre arbitre est subverti, la société est confrontée à la dilution de la personne morale. Les technologies ICM ne doivent pas empêcher les individus d’agir librement et d’être responsables de leurs actes, l'être humain devant rester le seul décideur et premier acteur, particulièrement pour les processus démocratiques et les droits de l'homme.20 Cette crise touche aux catégories traditionnelles de la morale et de la connaissance, obligeant à repenser le politique au-delà des simples catégories normatives.29 La société doit déterminer comment imputer la responsabilité dans un contexte où l'identité est floue, potentiellement celle d'un "système hybride".16
L'amélioration des capacités cognitives et sensorielles via les ICM présente un risque majeur de division sociale irréversible : la création de deux catégories distinctes d'êtres humains, les "augmentés" et les autres.20
Cette augmentation risque d'être réservée uniquement à ceux qui disposent de la fortune et des privilèges.17 L'irréversibilité de cette fracture est biologique et génétique, et non seulement économique. Contrairement aux inégalités traditionnelles, une supériorité cognitive ou biologique héréditaire ne peut être corrigée par des politiques sociales. Le transhumanisme, en exacerbant ces disparités, est perçu comme une menace existentielle car il pourrait aboutir à l'utilisation des capacités augmentées à des fins de répression ou à la légitimation d'une élite "supérieure".17
Pour prévenir ce scénario, les principes éthiques d'équité, d'intégrité et d'inclusivité exigent que les ICM ne créent pas de statut privilégié et soient accessibles au plus grand nombre, en particulier pour les applications médicales.20
Face à la menace sur les libertés fondamentales, le besoin d'un encadrement légal est devenu une priorité internationale.19 Ce cadre doit être sensible, calibré et inclure une réglementation juridique contraignante.20
Le Chili s'est imposé comme un pionnier mondial en adoptant un projet de loi visant à protéger les « neurodroits », modifiant potentiellement sa Constitution pour protéger l'intégrité du cerveau, le libre arbitre et la non-discrimination dans l'accès aux neurotechnologies.30 L'initiative chilienne cherche à donner le statut d'organe aux données personnelles cérébrales, empêchant ainsi leur trafic ou leur manipulation.30 En conférant un statut protecteur au noyau cognitif interne, le droit anticipe la fusion neuro-numérique.
Parallèlement, l'UNESCO travaille activement à l'élaboration d'une Recommandation sur l'éthique des neurotechnologies.31 De même, le Conseil de l'Europe, par l'intermédiaire de son Assemblée parlementaire, a souligné la nécessité de réguler les ICM pour protéger la dignité et les libertés.20 L'harmonisation internationale de ces Neurodroits est l'enjeu juridique majeur de la décennie.
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Organisme / Initiative |
Date Clé |
Focus Réglementaire Principal |
Principe de Droit Humain Visé |
Statut / Impact |
Sources |
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République du Chili (Loi et Constitution) |
2021 |
Protection constitutionnelle de l'intégrité du cerveau. |
Intégrité mentale, Libre arbitre, Non-discrimination d'accès. |
Pionnier mondial. Données neuronales traitées comme un organe. |
30 |
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Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) |
2020 (Rés. 2344) |
Examen des dangers des ICM sur les libertés fondamentales. |
Libre arbitre, Dignité humaine, Équité sociale. |
Appel à l'adoption de cadres éthiques et juridiques contraignants. |
20 |
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UNESCO |
2021-2024 |
Élaboration de la Recommandation sur l'éthique des neurotechnologies. |
Autonomie individuelle, Vie privée mentale, Éthique de l'IA. |
Guide normatif global pour les États membres. |
31 |
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Comité Juridique Interaméricain (OEA) |
2023 |
Déclaration de principes sur les neurosciences et les droits humains. |
Harmonisation juridique régionale. |
Cadre de référence pour les Amériques. |
32 |
L'analyse de la convergence bio-numérique confirme la trajectoire vers un changement anthropologique irréversible. L'humain est progressivement redéfini, passant d'un sujet biologique et autonome à une entité informationnelle modélisable, optimisable, et potentiellement manipulable par des systèmes algorithmiques avancés. Le point de non-retour est atteint non seulement par la faisabilité technique de la modification du génome et de l'interface neuronale, mais par l'acceptation croissante de l'aliénation de la souveraineté cognitive au profit de l'efficacité technologique.
Face à ces menaces existentielles, des actions stratégiques de haut niveau sont requises.
Il est impératif d'établir et de généraliser des droits fondamentaux qui protègent l'espace cognitif interne :
Droit à l'Intégrité Mentale : Protéger l'individu contre toute intervention neurotechnologique non consentie, malveillante ou non-nécessaire médicalement. Cela implique la garantie de la non-manipulation et le droit de ne pas voir sa pensée décodée ou altérée.30
Droit à la Vie Privée Mentale : Les données neuronales et cognitives, y compris les résultats d'analyse des sentiments 7, doivent bénéficier d'une protection juridique maximale, idéalement en leur conférant un statut équivalent à celui des organes, suivant le modèle constitutionnel chilien.30
Droit à la Non-Discrimination d'Accès et d'Augmentation : Les États membres doivent mettre en place des mécanismes pour garantir que les ICM et les technologies génétiques soient mises en œuvre dans le respect de l'égalité.20 Toute application d'amélioration non-médicale doit être strictement encadrée pour prévenir la création de castes biologiques et éviter qu'elle ne devienne une exigence implicite du marché du travail.17
L'urgence technologique nécessite une réglementation dynamique ciblant les acteurs privés et les systèmes :
Réglementation des Biais et de l'Alignement : Les systèmes d'IA émotionnelle et décisionnels doivent faire l'objet d'audits stricts pour vérifier leur alignement avec des valeurs éthiques explicites.9 Une transparence totale est requise pour détecter les biais et prévenir l'exploitation et la manipulation des utilisateurs.7
Gouvernance Éthique des ICM : La recherche et le développement des Interfaces Cerveau-Machine doivent être orientés vers des applications positives, évitant les domaines potentiellement néfastes pour le libre arbitre.20 Des "bulles de consentement" robustes et transparentes doivent être imposées pour l'utilisation des BCI dans des contextes non-médicaux.19
Encadrement de la Génomique Assistée par IA : Un débat international urgent, potentiellement suivi d'un moratoire, doit être établi concernant l'utilisation de l'IA et de la robotique pour la « production d'embryons » humains, afin de maîtriser les implications de cette maîtrise prométhéenne et de garantir l'équité.17
L'ampleur du pouvoir politique acquis par les grandes plateformes numériques 36 nécessite une réponse institutionnelle pour restaurer l'autonomie et la pensée critique.
La communauté scientifique, technologique et politique doit impérativement mieux soutenir les systèmes de gouvernance des risques 6 en s'engageant dans un dialogue permanent avec les citoyens et les communautés. Les individus doivent se voir garantir la souveraineté sur les données qu'ils produisent, y compris les données générées neurologiquement.36 Le renforcement de l'intelligence collective réflexive et de la pensée critique face aux environnements numériques standardisés est essentiel pour contrer l'érosion de l'attention et pour assurer que l'évolution technologique serve les besoins de la société plutôt que de se limiter à une optimisation économique déshumanisante.
Sources
1
Quels sont les effets de l'utilisation des écrans sur la cognition
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2
Préserver son attention à l'heure du numérique | Sorbonne Université
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3
Chapitre 1. La plasticité cérébrale à l'ère des technologies numériques - Cairn
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4
Regards croisés : l'exposition aux écrans impacte-t-elle le neurodéveloppement des enfants
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5
Directive sur la prise de décisions automatisée - Canada.ca
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6
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7
L'empathie : ce qu'elle signifie pour une organisation centrée sur l'IA - Workday Blog
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8
L'intelligence artificielle VS l'intelligence émotionnelle - Visiativ
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9
IA et valeurs humaines : un problème d'alignement | CNRS Le journal
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10
Chapitre 15. Le Métavers, un monde virtuel en construction | Cairn.info
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11
Chapitre 1. Du silex aux métavers | Cairn.info
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12
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13
Un transhumanisme stable et un posthumanisme multiple
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14
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15
Les Avancées de la Médecine : Quand l'Humain Devient Cyborg - consultation-cancer.fr
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16
Bionique de la science fiction a la realite l essor des implants bioniques - FasterCapital
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17
Transhumanisme - IRES Intelligence Platform (IIP)
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18
Interfaces Cerveau-Machine : Vers une Symbiose Humain-Technologie - Société des Neurosciences
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19
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20
APCE - Doc. 15147 (2020) - Les interfaces cerveau-machine ...
S'ouvre dans une nouvelle fenêtre
21
Les neurotechnologies : défis scientifiques et éthiques - Sénat
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22
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23
Three companies to rival Neuralink in the BCI clinical trial landscape
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24
+ Mass Device | 7 brain-computer interface companies you need to know
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25
"L'IA a atteint un point de non-retour" - Thiga Media
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26
(PDF) UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL - ResearchGate
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27
Le mythe de la Singularité technologique : intelligence artificielle - Afis Science
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28
Avec la technologie, l'humain deviendra-t-il maître de sa propre évolution ?
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29
Biotechnologie et politique au regard d'une philosophie politique critique - Theses.fr
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30
Le Chili, pionnier dans la protection des «neurodroits» | UNESCO
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31
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32
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33
Rés. 2344 - Résolution - Texte adopté - Parliamentary Assembly of the Council of Europe
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34
A/HRC/57/61 - Assemblée générale - the United Nations
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35
Chile: Pioneering the protection of neurorights | The UNESCO Courier
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36
Le rôle des humanités numériques dans le nouvel espace politique – Sens public - Érudit
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