JCGi

Jean Claude Guichard Informatique

Bonne Année 2026 !

 

L’heure de ma retraite est arrivée au 1er janvier 2026.

 

Je remercie tous mes clients pour la confiance qu’il m’ont accordée tout

au long de ma carrière.

 

Ce site internet va devenir un blog sur les 

tendances du monde numérique.

 

 


 

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Fin des mises à jour de sécutité windows 10 : FINWIN10

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La maintenance préventive et la maintenance curative

La maintenance informatique est une composante essentielle pour assurer le bon fonctionnement d'un ensemble informatique. Elle englobe l'ensemble des actions et des tâches nécessaires pour garantir la performance, la disponibilité et la sécurité des systèmes, des logiciels et du matériel informatique.

La maintenance préventive vise à prévenir les problèmes et les pannes avant qu'ils ne se produisent. Elle consiste en des activités régulières et planifiées telles que la vérification de l'état des équipements, la mise à jour des logiciels, la sauvegarde des données, le nettoyage des composants matériels, l'optimisation des performances, etc. L'objectif de la maintenance préventive est de réduire les risques de dysfonctionnement, d'assurer la stabilité du système et d'améliorer la durée de vie des équipements.

 

En revanche, la maintenance curative intervient lorsqu'un incident ou une panne se produit. Elle implique la détection, le diagnostic et la résolution des problèmes informatiques. Les techniciens de maintenance sont chargés de localiser la source du problème, de le réparer ou de le remplacer si nécessaire. La maintenance curative peut inclure des activités telles que le dépannage matériel, la réparation des logiciels, la récupération des données, la restauration des systèmes, etc. L'objectif de la maintenance curative est de rétablir rapidement le fonctionnement normal du système après une panne ou un dysfonctionnement.

 

En combinant la maintenance préventive et la maintenance curative, les entreprises peuvent assurer une gestion proactive de leurs ressources informatiques. La maintenance préventive permet de minimiser les interruptions de service et d'optimiser les performances, tandis que la maintenance curative intervient pour résoudre les problèmes imprévus de manière efficace et rapide.

Il est essentiel d'accorder une attention particulière à la maintenance informatique, car elle contribue à garantir la continuité des activités, la sécurité des données et la productivité des utilisateurs. En investissant dans des pratiques de maintenance appropriées, cela maximise l'efficacité de leurs infrastructures informatiques et minimiser les coûts liés aux pannes et aux interruptions de service.  (AMIS DE LA TERRE - surproduction point numéro 3)

 

Analyse structurelle de l'inflation du stockage flash : Facteurs de causalité et mutations systémiques du marché des SSD

L'économie mondiale des semi-conducteurs traverse en 2026 une phase de mutation profonde, marquée par une rupture brutale avec les cycles déflationnistes historiques. Le marché des disques SSD (Solid State Drives), autrefois moteur de la démocratisation du stockage haute performance, est désormais le point focal d'une crise de l'offre et d'une explosion de la demande sans précédent. Cette transformation n'est pas simplement cyclique mais structurelle, résultant d'une convergence de forces technologiques, géopolitiques et macroéconomiques qui redéfinissent la valeur même du bit stocké. La transition d'un marché de commodité vers un marché de ressources critiques se manifeste par une augmentation spectaculaire des prix contractuels et au détail, affectant l'ensemble de la chaîne de valeur, des infrastructures de centres de données hyperscales aux dispositifs de électronique grand public.

Dynamiques de marché et projections de croissance

Le marché mondial des disques SSD a entamé une trajectoire ascendante qui devrait mener sa valorisation de 21,41 milliards de dollars en 2025 à plus de 111,29 milliards de dollars d'ici 2034, affichant un taux de croissance annuel composé (CAGR) de 20,00 %. Cette expansion est paradoxalement alimentée par une raréfaction de l'offre qui pousse les prix vers le haut. En 2026, le segment des entreprises domine largement le marché, représentant 62,29 % des revenus totaux, une tendance dictée par l'adoption massive de solutions de stockage rapide pour le traitement de données à grande échelle.

L'évolution technologique des interfaces joue un rôle déterminant dans cette structure de prix. Bien que le Serial ATA (SATA) conserve une part de marché significative de 58,81 % en 2026 en raison de sa présence historique dans les parcs informatiques existants, l'interface NVMe sur PCIe s'impose comme le standard de performance avec une part de revenus de 62,34 % en 2025 et une croissance continue. Cette transition vers le NVMe, plus coûteux à produire, contribue mécaniquement à l'élévation du prix de vente moyen (ASP).

Segment de Marché

Part de Marché (2025-2026)

CAGR Projeté (2026-2031)

Facteurs de Croissance

Entreprises / Data Centers

62,29%

18,72%

IA, Cloud, Hyperscale

Grand Public (Client Devices)

43,12% (2025)

~15%

Gaming, Création de contenu

Interface PCIe/NVMe

62,34%

17,03%

Latence réduite, Débit élevé

Interface SATA

58,81%

En déclin

Compatibilité héritée

La raréfaction organisée de l'offre NAND Flash

La cause première de l'augmentation des prix réside dans une stratégie délibérée de discipline de production adoptée par les principaux fabricants mondiaux. Après une période de surproduction dévastatrice en 2023, les géants de la mémoire — Samsung, SK Hynix, Micron et Kioxia — ont opéré un pivot radical vers la protection de leurs marges bénéficiaires au détriment du volume.

Réduction des capacités et contrôle des stocks

Les mises en production de plaquettes (wafer starts) ont subi des coupes drastiques. L'analyse des données de production montre que Samsung a réduit ses lancements de plaquettes de 4,9 millions en 2025 à environ 4,68 millions en 2026, soit une baisse de 4,5 %. SK Hynix a adopté une posture encore plus restrictive avec une réduction de 10 %, ramenant sa production à 1,7 million de plaquettes pour 2026. Cette raréfaction volontaire intervient alors que les inventaires des fournisseurs sont proches de l'épuisement, transférant le levier de négociation des acheteurs vers les vendeurs.

Les prix des plaquettes NAND ont déjà reflété cette tension, enregistrant une hausse de 246 % entre le début de l'année 2025 et le début de 2026. Pour les fabricants, cette stratégie permet de transformer un marché autrefois déficitaire en une "super-cycle" de profitabilité, où les revenus de la NAND pourraient augmenter de 45 % en glissement annuel en 2026.

Transition technologique vers le QLC et impact sur le rendement

Un facteur technique complexe vient exacerber la crise de l'offre : la transition accélérée de la technologie TLC (Triple-Level Cell) vers la QLC (Quad-Level Cell). Bien que la QLC offre une densité théorique supérieure de 33 %, elle impose des défis de fabrication majeurs. Les processus de gravure et de test pour la QLC sont plus longs et complexes, ce qui réduit le débit global des usines existantes pendant la phase de conversion des lignes de production.

Les fabricants privilégient désormais la production de QLC haute densité (comme la V9 de Samsung à 286 couches ou la 321 couches de SK Hynix) pour répondre aux besoins des serveurs d'IA, délaissant les lignes de production de TLC standard destinées au marché grand public. Cette réallocation stratégique crée une pénurie relative de disques de capacité moyenne (500 Go à 1 To), poussant les prix de ces modèles vers le haut malgré une demande client moins agressive que celle du secteur entreprise.

L'intelligence artificielle comme catalyseur de la demande hyperscale

L'essor de l'intelligence artificielle générative a fondamentalement modifié la hiérarchie des besoins en stockage. Les modèles de langage de grande taille (LLM) et les clusters d'entraînement IA nécessitent non seulement des capacités massives, mais surtout des débits de lecture/écriture extrêmement élevés pour alimenter les GPU.

Consommation exascale et projets d'infrastructure

Les grands fournisseurs de services cloud (CSP) et les hyperscalers absorbent désormais une part prépondérante de la production mondiale. À titre d'exemple, l'entraînement du modèle Llama 3 de Meta en 2025 a nécessité l'utilisation de 2,4 exaoctets de mémoire flash, soit une augmentation de 60 % par rapport aux besoins de 2024. Cette trajectoire s'accentue en 2026 avec des projets d'infrastructure monumentaux comme "Stargate", l'initiative d'OpenAI et Microsoft, dont la demande potentielle est estimée à 900 000 plaquettes DRAM par mois, soit environ 40 % de la production mondiale totale.

Projet / Initiative

Impact sur la Capacité Flash

Statut de l'Offre

Entraînement Llama 3 (Meta)

2,4 Exaoctets (Flash)

Consommé en 2025

Projet Stargate (OpenAI/MS)

900k Wafers/mois (DRAM/HBM)

En planification (2026-2029)

Clusters d'Inférence

Demande QLC haute densité

Pénurie de 30 To+

Stockage Edge (5G)

Cache CDN et Cloud Gaming

Croissance rapide

La cannibalisation par la mémoire HBM

Un effet de second ordre, mais critique, de l'explosion de l'IA est la saturation des lignes de production pour la fabrication de mémoire à haute bande passante (High Bandwidth Memory - HBM). Les leaders du marché, notamment SK Hynix et Micron, ont annoncé que l'intégralité de leur capacité de production de HBM pour 2026 est déjà vendue.

La fabrication de la HBM est particulièrement inefficace en termes de surface de silicium : elle nécessite trois à quatre fois plus de capacité de plaquettes que la DRAM standard pour le même volume de bits. Étant donné que les revenus générés par la HBM sont nettement supérieurs à ceux de la NAND ou de la DRAM classique, les fabricants allouent prioritairement leurs ressources et leurs investissements en capital (CapEx) à cette technologie. Ce détournement de capacité réduit mécaniquement l'offre disponible pour les contrôleurs de SSD et les composants de stockage standard, créant un goulot d'étranglement qui se répercute sur les prix de l'ensemble de l'écosystème.

Fractures géopolitiques et souveraineté technologique

Le marché des SSD en 2026 est indissociable des tensions géopolitiques mondiales, qui transforment une chaîne d'approvisionnement autrefois optimisée pour le coût en une structure fragmentée et coûteuse.

Tarifs douaniers et restructuration forcée

La politique commerciale des États-Unis a introduit des frictions majeures. En janvier 2026, l'administration américaine a émis des avertissements concernant l'imposition potentielle de tarifs douaniers de 100 % sur les importations de puces de mémoire pour les entreprises ne localisant pas leur production sur le sol américain. Bien que ces mesures visent à encourager la réindustrialisation (reshoring), elles imposent un fardeau financier immédiat. Le coût de production des semi-conducteurs avancés aux États-Unis est estimé être 30 % supérieur à celui de Taïwan, un différentiel qui est directement intégré dans le prix final des SSD vendus en Amérique du Nord et, par ricochet, sur le marché mondial.

Contrôles des exportations et "Guerre des Puces"

La lutte pour la souveraineté technologique entre les États-Unis et la Chine entraîne une fragmentation du marché. Les restrictions sur les équipements de lithographie avancée et les puces d'IA haute performance ont forcé la Chine à accélérer son autosuffisance, réduisant ainsi ses importations tout en augmentant la pression sur les fournisseurs globaux pour les segments non restreints. Cette dynamique de "friend-shoring" (production entre alliés) crée des blocs économiques régionaux, augmentant les coûts logistiques et de conformité de 20 % à 30 % selon les estimations industrielles.

La situation de Nexperia, dont le contrôle a été scindé entre des entités néerlandaises et chinoises en 2025, illustre parfaitement ces tensions. Les interruptions de livraisons de plaquettes et les contrôles à l'exportation réciproques ont déjà provoqué des hausses de prix pour les composants discrets et les puces de gestion de l'énergie essentiels aux SSD, avec des délais de livraison rallongés de six à huit semaines.

Coûts des intrants et défis énergétiques

Au-delà des facteurs macroéconomiques, la base matérielle de la production de semi-conducteurs subit des chocs d'approvisionnement et des augmentations de coûts opérationnels qui pèsent sur le prix des disques SSD.

La crise persistante des gaz rares

La production de puces NAND dépend de gaz nobles tels que le néon, le krypton et le xénon, dont l'approvisionnement reste précaire en raison du conflit prolongé en Ukraine. L'Ukraine fournissait historiquement 50 % de la production mondiale de néon purifié, indispensable aux lasers de lithographie. En 2026, les prix de ces gaz demeurent extrêmement élevés, le néon ayant enregistré des hausses de plus de 500 % par rapport aux niveaux de 2021. Ces surcoûts pour les matières premières critiques sont systématiquement répercutés par les fonderies sur les fabricants de SSD.

L'escalade de la consommation électrique et thermique

La fabrication des semi-conducteurs est l'une des activités industrielles les plus énergivores. À Taïwan, hub central de la production mondiale, la consommation électrique du secteur devrait croître de 2,8 % par an jusqu'en 2030. TSMC pourrait à lui seul consommer 24 % de l'électricité de l'île d'ici la fin de la décennie. Avec un mix énergétique dépendant à 88 % des énergies fossiles importées, toute instabilité des prix de l'énergie se traduit par une hausse du coût de revient des puces.

Par ailleurs, les performances accrues des SSD PCIe Gen 5 et Gen 6 génèrent des défis thermiques importants. La sortie de chaleur peut atteindre 18 W par disque, nécessitant des solutions de refroidissement plus onéreuses (dissipateurs thermiques massifs, refroidissement liquide) qui augmentent le prix total du système pour l'utilisateur final.

Conséquences pour l'architecture de stockage en entreprise

L'augmentation spectaculaire des prix des SSD redéfinit l'économie du stockage en entreprise, forçant les directeurs technologiques (CTO) à abandonner les stratégies "all-flash" au profit d'approches plus nuancées.

L'inversion de la parité SSD vs HDD

Pendant des années, l'industrie a anticipé le moment où le SSD remplacerait totalement le disque dur (HDD) grâce à une parité de prix. En 2026, cette perspective s'est éloignée. Selon les analyses de VDURA, l'écart de prix entre les SSD d'entreprise et les disques durs s'est creusé de manière spectaculaire. Entre le deuxième trimestre 2025 et le premier trimestre 2026, le prix d'un SSD TLC de 30 To pour entreprise a grimpé de 257 %, passant de 3 062 $ à 10 950 $. Dans le même temps, le prix des disques durs n'a augmenté que de 35 %.

Métrique de Coût (30 To Enterprise)

Q2 2025

Q1 2026

Variation (%)

Prix SSD TLC

$3 062

$10 950

+257%

Prix HDD Nearline

~$500

~$675

+35%

Multiple de Coût SSD/HDD

6,2x

16,4x

N/A

Cette divergence transforme radicalement le coût total de possession (TCO). Un déploiement de 25 Po (pétaoctets) qui coûtait 8,50 millions de dollars annuellement en architecture all-flash en 2025 est désormais évalué à 24,54 millions de dollars en 2026, soit une augmentation de 189 %.

Le retour des architectures hybrides et du "Mixed Fleet"

Face à ces risques financiers, les entreprises délaissent les architectures exclusivement flash. Le concept de "Mixed Fleet" (flotte mixte) fait son retour, utilisant des outils d'optimisation économique pour placer uniquement les données "chaudes" (accès fréquent) sur des SSD performants, tandis que les données "froides" sont reléguées sur des disques durs plus abordables. Cette approche permet de découpler la performance de la capacité, isolant les budgets de l'organisation de la volatilité extrême du marché flash. Les infrastructures de stockage hybrides offrent désormais le meilleur ratio prix/performance, une réalité qui devrait perdurer au moins jusqu'en 2027.

Impact sur l'électronique grand public et le marché de détail

Le consommateur final subit de plein fouet l'inflation des composants de mémoire. Les SSD ne sont plus considérés comme une mise à niveau bon marché, mais comme un investissement majeur au sein du budget informatique.

Le prix du SSD comparé à l'étalon-or

L'une des illustrations les plus frappantes de cette crise est la comparaison du prix des SSD de haute capacité avec celui de l'or. En janvier 2026, le prix de l'or se situe autour de 148 $ le gramme. Un SSD NVMe de 8 To pèse environ 8,2 grammes et se vend en moyenne 1 476 $. À ce tarif, le SSD est devenu plus cher que son propre poids en or. Cette "goldification" du stockage concerne particulièrement les modèles de performance comme le Corsair MP700 Elite ou le Samsung 9100 Pro, dont les prix ont connu une ascension fulgurante au cours des derniers mois de 2025.

Consoles de jeux et divertissement numérique

Le secteur du gaming est particulièrement vulnérable. Microsoft a déjà augmenté les prix de sa gamme Xbox de 50 € au printemps 2025, et une nouvelle hausse est prévue pour le début de l'année 2026 en raison de la pénurie de RAM et de stockage flash. Sony, bien qu'ayant mieux sécurisé ses stocks durant l'été 2025, pourrait être contraint de répercuter les coûts sur les accessoires ou les services cloud.

Le cas de la Nintendo Switch 2 est emblématique : alors que les rumeurs initiales tablaient sur un prix de lancement agressif, les cabinets d'analystes comme Niko Partners prévoient une hausse mondiale du tarif, pouvant porter la console à 499 €, voire au-delà du seuil symbolique des 500 € en Europe. Cette décision est dictée par l'augmentation du coût de la mémoire (RAM et stockage interne) et les droits de douane persistants.

Dynamiques de prix sur le marché français

En France, les données des revendeurs spécialisés comme Materiel.net et LDLC confirment cette tendance. Un SSD Crucial P3+ de 1 To, qui se négociait à 44 € en novembre 2023, est affiché à 160 € en janvier 2026. Les modèles de 2 To, comme le Crucial P310, atteignent désormais 349,95 €. L'analyse des devis d'achat montre des situations où les prix augmentent de 100 € hors taxes en l'espace d'une seule après-midi, illustrant une volatilité extrême qui rend toute planification budgétaire complexe pour les PME et les particuliers.

Modèle SSD (France Q1 2026)

Capacité

Interface / Format

Prix TTC (Materiel.net)

Samsung 990 PRO

1 To

M.2 NVMe Gen4

249,95 €

Crucial P310

2 To

M.2 NVMe Gen4

349,95 €

Kingston NV3

1 To

M.2 NVMe Gen4

199,00 €

Crucial T705

1 To

M.2 NVMe Gen5

289,95 €

Patriot SSD P400 Lite

500 Go

M.2 NVMe Gen4

134,95 €

Conséquences systémiques sur les cycles de renouvellement

L'augmentation des prix des SSD entraîne un ralentissement notable du renouvellement des parcs informatiques et des appareils mobiles.

Smartphones et PC : La fin des configurations généreuses

Pour maintenir des prix de vente acceptables, les fabricants d'ordinateurs portables et de smartphones (OEM) sont contraints d'ajuster les configurations. Plutôt que d'augmenter le prix du modèle de base de 100 €, de nombreux constructeurs choisissent de réduire la capacité de stockage par défaut (par exemple, repasser de 512 Go à 256 Go pour les modèles d'entrée de gamme) ou d'utiliser des types de mémoire moins performants. IDC prévoit que ces contraintes pourraient entraîner une contraction du marché des PC de 4,9 % à 8,9 % en 2026, car les consommateurs retardent leurs achats face à l'augmentation des prix.

Automotive : Le "risque de pénurie silencieuse"

Le secteur automobile, de plus en plus gourmand en stockage pour l'infodivertissement et les systèmes d'aide à la conduite (ADAS), est exposé à un risque majeur. Les cycles de qualification pour les composants automobiles sont longs, rendant difficile tout changement de fournisseur en cas de rupture de stock. Les fabricants de mémoire priorisant les centres de données IA, les constructeurs automobiles pourraient faire face à des déficits de composants critiques dès le second semestre 2026, ralentissant la production de véhicules électriques et autonomes.

Perspectives technologiques et réponses de l'industrie

Malgré la crise des prix, l'innovation continue de progresser, cherchant des moyens de compenser l'augmentation des coûts par une efficacité accrue.

Avancées dans la densité de stockage

Pour maximiser le rendement de chaque plaquette de silicium, les fabricants accélèrent le développement de la mémoire NAND 3D. Micron a introduit le 6550 ION, un SSD de 60 To pour centres de données, utilisant le format E3.S et le PCIe Gen 5 pour délivrer 12 Go/s tout en ne consommant que 20 watts. Kioxia a annoncé le LC9 d'une capacité colossale de 245,76 To, utilisant la technologie PCIe 5.0 pour des applications hyperscales. Ces capacités extrêmes visent à réduire le coût par gigaoctet au niveau du rack, même si le prix unitaire du disque reste prohibitif.

Nouvelles architectures de contrôleurs

Le développement de contrôleurs SSD "DRAM-less" (sans mémoire DRAM dédiée) gagne du terrain dans le segment grand public. En utilisant la technologie Host Memory Buffer (HMB) du standard NVMe, ces disques comme la série Western Digital PC SN5000S peuvent offrir des vitesses de lecture de 6 000 Mo/s à un coût de fabrication réduit, offrant une alternative plus abordable aux modèles de performance.

Synthèse et conclusions stratégiques

L'analyse exhaustive de l'année 2026 révèle que l'industrie du stockage flash traverse une crise de croissance sans précédent. L'augmentation des prix des disques SSD n'est pas un accident de parcours mais le résultat d'une collision entre une offre délibérément restreinte pour restaurer la rentabilité des fabricants et une demande exponentielle impulsée par la révolution de l'intelligence artificielle.

Conclusions principales

  1. Changement de paradigme de l'offre : Les fabricants ont réussi leur pari de discipline de production, transformant la NAND d'une commodité en surproduction en une ressource rare. Les prix ne devraient pas connaître de baisse significative avant l'entrée en service de nouvelles capacités de production prévues pour 2027 et 2028, comme le complexe de Yongin de SK Hynix ou la fab P5 de Samsung.

  2. L'IA comme force d'éviction : La demande des centres de données pour l'IA et les infrastructures hyperscales a un effet d'éviction sur les marchés grand public et automobile. La priorité absolue donnée à la mémoire HBM et aux SSD QLC haute capacité pénalise durablement les segments client et mobile.

  3. Divergence SSD-HDD : L'espoir d'une hégémonie totale du flash s'est estompé au profit d'un retour au pragmatisme architectural. Les entreprises doivent maîtriser la gestion hybride du stockage pour survivre à une ère où le SSD coûte 16 fois plus cher que le disque dur par gigaoctet.

  4. Fragmentation géopolitique : Le coût de la technologie est désormais indexé sur la géopolitique. Les tarifs douaniers, les restrictions d'exportation et les politiques de reshoring ajoutent une "prime de souveraineté" de 20 % à 30 % sur les produits finis.

En conclusion, les acteurs du marché doivent se préparer à une période prolongée de coûts élevés. La gestion intelligente des données, l'optimisation des architectures hybrides et la sécurisation des chaînes d'approvisionnement via des contrats à long terme sont les seuls leviers permettant de naviguer dans cet environnement de stockage volatil. Pour le consommateur, l'heure est à la sobriété numérique ou à l'acceptation de prix premium pour des matériels qui, en 2026, ont acquis une valeur comparable aux métaux les plus précieux.

 

 

 

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